mardi 11 octobre 2011

Une uchronie sans Steve Jobs

Au sujet de la mort de Steve Jobs, beaucoup de choses intelligentes ont été dites et chacun devrait être autorisé à ne pas en rajouter mais je vais quand même contribuer de mes 2 cents, estimant qu'ils ne plomberont pas la moyenne, au moins.

Dans la pluie de louanges, j'ai vu et revu passer l'affirmation qu'il aurait changé la face du monde, ce qui m'a semblé très exagéré. Les contributions du grand homme seraient dues à lui seul et sans lui, le monde numérique en serait resté au MS-DOS, je caricature à peine. A une époque où les grands patrons sont payés des fortunes et loués comme les nouveaux héros du travail, de pareils commentaires ne surprennent pas. Mais faut-il pour autant laisser prospérer la sottise ? Alors, jouons au jeu en essayant de répondre sérieusement à la question : Et si Steve Jobs n'avait pas existé ?

Une uchronie est une expérience de pensée consistant à réécrire l'histoire à partir d'une hypothèse, du genre Et si l'empire romain n'avait pas décliné, Et si Grouchy était arrivé à temps, etc. En général, ça ne sert à rien d'autre qu'à exprimer des idées réactionnaires. Mais en l'espèce je vais l'utiliser pour rappeler quelques faits mis au jour par des sociologues et des historiens.

Si Steve Jobs n'avait pas existé.



Si Steve Jobs n'avait pas existé, Apple Inc n'aurait pas existé, c'est raisonnable de le penser lorsqu'on sait l'importance de son co-fondateur dans l'histoire de cette entreprise et la timidité de l'autre fondateur (à lire sur www.folklore.org). Et sans Apple Inc, le monde serait-il très différent, privé d'ordinateurs utilisables par tous, hyper-connectés et même jolis ? Voyons les faits. L'ordinateur personnel, le micro-processeur, les interfaces graphiques, Internet, la souris et même les interfaces tactiles multipoint, aucun de ces éléments déterminants dans le succès des produits Apple n'a été inventé chez Apple. Les principales inventions de la révolution informatique sont venues de plusieurs institutions de recherche ancrées dans le monde universitaire états-unien et financées par de grandes entreprises ou des programmes de recherche de l'armée US, sans qu'il soit demandé des résultats immédiats ou un quelconque retour sur investissement. Bref, on pouvait mettre beaucoup d'argent sur des idées aux résultats incertains. Cette configuration historique particulière, issue du New Deal de l'administration Roosevelt, de la deuxième guerre mondiale puis de la guerre froide a donné beaucoup de moyens et de liberté aux chercheurs du PARC (Palo Alto Research Center), du SRI (Stanford Reseach Institute), d'ARPANET, du MIT, de Berkeley...

La souris, en 1968 déjà



Dans ce bain intellectuel, des ingénieurs humanistes et libéraux échangeaient des idées sur l'utilisation des machines pour accroître la capacité du cerveau humain. Après les thèses de Turing (1936) et de Shannon (1937), on était persuadé des possibilités des ordinateurs binaires pour manipuler symboles et signifiants. Ces idées, synthétisées dès 1945 par Vannevar Bush dans son texte "As we may think", allaient percoler dans toute la période suivante. Dès 1968, Doug Engelbart, inventeur multitâche, peut montrer tout le potentiel de cette vision. Cette démonstration, montée le 9 décembre de cette année, préfigure l'informatique personnelle telle que nous la connaissons, avec traitement de texte, téléconférence, hypertexte, édition de texte à plusieurs et l'utilisation de la souris.

conférence Douglas Engelbart | mother of all demo

L'innovation au PARC, mais pas seulement



Dans la décennie suivante, la technique se raffine et se miniaturise, avec le Xerox Alto, decendant direct du NLS, la machine développée par Engelbart au SRI, puis le Xerox Star en 1981. C'est à ce moment que les idées sur la nation câblée (The wired Nation), précurseurs des autoroutes de l'information, sont formulées par Ralph Smith, des opérateurs et des informaticiens. Certains, comme Jacques Vallée (Ufologue qui a servi à Spielberg de modèle au personnage de Lacombe dans Rencontre du troisième type) voient déjà un réseau de pair à pair, avec des noeuds à égalité (The Network Revolution, Berkeley Press 1982).

Hippies et Hackers



En parallèle, des jeunes diplômés révoltés par le Viet Nam, imprégnés de contre-culture et de l'éthique des hackers telle que l'a décrite Steven Levy dans : Hackers, Heroes of the computer revolution, forment des clubs comme le Homebrew Computer Club californien. Le point central est la liberté d'accès aux ordinateurs, perçus comme des stimulants de la créativité personnelle. L'idéal pour ces hippies est d'avoir un ordinateur à soi.

A la fin des années 1970, la révolution de l'informatique personnelle est dans les têtes depuis longtemps et la technique arrive enfin à maturité.

Comment l'histoire aurait divergé si Steve Jobs n'avait pas rencontré Steve Wozniak au Homebrew Computer Club ? Apple aurait-il laissé la place à Sinclair, Amiga ou IBM avec son excellent système OS/2 ? Sun, Microsoft, HP auraient-ils été différents ? On ne peut qu'imaginer le détail mais, c'est sûr, l'histoire ne se serait pas arrétée en 1976. Elle était déjà lancée à pleine vitesse.

Apple: Des inventions aux produits



Enfin, les hommages trop appuyés à Jobs sont bien injustes pour tous ceux qui, au sein même d'Apple, ont contribué aux produits de la marque. Il faudrait inclure Steve Wozniak, co-fondateur et créateur des Apple I et ][, Andy Hertzfeld et Bill Atkinson, programmeurs surdoués du premier Macintosh, jusqu'à Jon Ive, designer des matériels récents. Et puis, il ne pas oublier les ouvrières de Foxconn dont la modération salariale contribue à la remarquable prospérité de la firme.

Il reste à Jobs quelques mérites, qu'il convient de souligner. Il a sans doute joué le premier rôle pour faire avancer ensemble ces gens talentueux mais focalisés sur leur spécialité vers la création de produits au-dessus de la masse. Il a aussi repéré plus vite que d'autres l'intérêt d'inventions existantes dans ce même but. Son modèle économique de vente de biens numériques est un digne rejeton des barons voleurs. Well done Steve ! Et il a le mérite de souligner l'importance du contrôle des canaux de distribution de ces biens, une leçon que l'industrie de la presse ne devrait pas laisser à d'autres. Rien que ça, c'est beaucoup. Allez, Farewell Steve et Merci.

jeudi 1 septembre 2011

Sept milliards de sauterelles ?


Ma voisine s'est fait tabasser. De façon répétée, ses agresseurs lui ont violemment brouté fleurs et tige, et elle en porte les séquelles. À chaque visite, je la trouve diminuée. En quelques semaines, elle a dû perdre la moitié de sa taille. Je suis triste devant ce spectacle et en colère contre ces pillards qui n'ont pas trouvé un meilleur moyen pour s'allumer les neurones. On pourrait me dire, arracher quelques brindilles c'est pas si grave, les herbes, ça repousse. Et bien non, ça ne me console pas. Et puis, c'est faux. Si chaque visiteur d'un jardin, d'une forêt prélevait quelques végétaux qu'il trouve récréatifs, il n'y aurait bientôt que la roche nue sous le soleil. Je pense aux sauterelles. Joli insecte qui avale quelques feuilles par-ci par-là mais qui désole le paysage s'il en passe un essaim de milliards d'individus. Les comportements grégaires sont la règle, même et peut-être surtout dans les sociétés qui promeuvent l'individualisme. Et nous sommes sept milliards. Pour un choix "individuel", il faut évaluer les conséquences en multipliant par ce nombre. Mais ça peut aussi valoir pour le versant positif. Et avec ce monde, ce serait le comble qu'on n'arrive pas à produire de la joie sans tout saloper.

mardi 30 août 2011

Fin du Monde, Bis Repetita



La fin du Monde est à la mode. Fukushima, la dette, 2012, les Mayas au quai Branly, la présidentielle, seraient des prodromes du retour de l'antéchrist ou de Nibiru, l'obscure soeur jumelle de la Terre sortie d'outre-espace juste pour lui donner un grand et final coup de boule. Et bien tout ça est du flan, parce que la fin du Monde a déjà eu lieu (!), il y a trente ans, le 12 avril 1982 pour être précis. Ce jour-là, les huit planètes se sont trouvées alignées, en fait ramassées dans un secteur de 73°, ce qui est très perfectible comme alignement. Comme les marchands de malheur ne s'embarrassent pas de ce genre de détails, ils pouvaient prédire, à l'époque, marées exceptionnelles, séismes et tsunamis. Dans le numéro d'avril 1981 de S&V, Pierre Kohler démystifiait soigneusement ces supercheries et expliquait que même un alignement parfait des astres n'aurait pas pu provoquer d'effet sensible tant la gravité combinée des planètes est faible par rapport à celle du Soleil ou de la Lune. Notez que la très belle illustration de Philippe Fix n'est pas du tout à l'échelle. Si la Terre était un petit pois, Jupiter serait un pamplemousse distant de 270 mètres et Saturne une orange à 420 mètres, distances minimales dans les deux cas. On comprend mieux que leur gravité soit si faible.

Aujourd'hui sur France Culture (La Grande Table 30/08/2011), une brochette d'historiens patentés s'est exercée à trouver le rationnel dans la folie présente. Et j'ajoute mes deux cents. "Fukushima, la dette, la présidentielle, on a déjà donné. Ce monde, on en veut plus, qu'il finisse, qu'il dégage !"

Alors si vous avez manqué la précédente, gardez les yeux ouverts, c'est pour bientôt !

vendredi 20 mai 2011

Nikon Primes, the AF 85 mm f/1.8 test

The 85mm f/1.8 AF Nikkor is a short telelens, well suited for reportage or portrait in available light. It's an AF, first manner, with a "screw" and needs a camera with a motor. While focusing, the rear lens moves back and forth and the front lens doesn't rotate. But the focus ring does.

Short and rather wide, it fits well in the hand. In front of a small camera body (Nikon 3100), the weight (400g) is well distributed. The outer barrel is all plastic, the rest is glass and metal. After 20 years of light use, focus got a bit noisier but otherwise it is in perfect condition.

Image quality

In a first series of tests, at f/1.8, small printed letters looked as if they were small blots of ink and hardly readable. Compared to other Nikkor primes at full aperture, the 85mm seemed a bit less accurate. I suspected a bad focus. But after more trials, I draw the conclusion that these results were consistent.

Optical defects

Click on the images to see them full size.
Nikon Nikkor 85 mm f/1.8 test
Nikon Nikkor 85 mm f/1.8 test

The 50 mm f/1.8, the 60mm f/2.8 and the 35 mm f/2 all give better defined images in a large centre spot, fully opened. Throughout the field of the 85, edges of bigger letters (black on a white background) are not neatly cut out but slighly fuzzy, like seen through a luminous haze. This is probably a consequence of a residual spheric aberration, a flaw inherent to lenses without parabolic surface and more obvious as diameter grows. Therefore, fast lenses like this 85 mm exhibit optical artifacts like the coma (light sources look like a comet tail) or coloured fringes.

The two images below show a visible coma and purple colour fringes at f/1.8. At f/2.8, these artifacts are not really annoying.

Nikon Nikkor 85 mm f/1.8 coma
Nikon Nikkor 85 mm f/1.8 coma

This said, the f/1.8 stop is usable thank to a good general contrast. At this aperture, the light falloff is not really important and isn't noticeable at f/2.8.

When stopped down, to f/2.8, the precision of fine details gets a lot better in the whole field.

Nikon Nikkor 85 mm f/1.8 test

At f/4, then f/5.6, the image gives an impression of brute sharpness. It looks very close to an other image of the same subject at the same magnification ratio, from a 50 mm or 60 mm Nikkor, compared side by side.
Nikon Nikkor 85 mm f/1.8 test
Nikon Nikkor 85 mm f/1.8 test

On a DX format, this very good result is even throughout the field.

Shall we conclude ?

In a nutshell, this 85 mm is a good workhorse. Reasonably fast and functional at full aperture, good at f/2.8 and outstanding beyond this stop. It looks modest compared to the awe inspiring, all-metal 85 mm f/1.4 of the same manufacturer. But for a mere 300 €, second hand, you've got a very appealing and yes more modest, alternative.

jeudi 12 mai 2011

IPv4, c'est fini. Allo ? IPv6 ?

La pénurie d'adresses internet IPv4 est pour bientôt. Or, la transition vers l'adressage IPv6 n'est pas achevée, il s'en faut de beaucoup. On avait pourtant tout le temps pour s'y préparer. Petit retour en arrière pour comprendre ce qui va se passer dans les mois qui viennent.

Il y a quinze ans, fleurissaient les premiers articles sur IPv6 dans la presse spécialisée. Depuis, le thème a été rabâché à l'envie, un vrai marronier. Il faut dire, c'était un sujet parfait. De la belle technique, de la prospective et peu de contradicteurs. Démonstration.

Une adresse IP (quelle que soit sa version, 4 ou 6), est un peu l'équivalent d'un numéro de téléphone. Le protocole internet est le cœur battant de l'infrastructure d'acheminement des paquets de données. IPv4, en usage depuis les années 1980, venait d'une époque où l'on ne concevait pas que des milliards d'ordinateurs personnels, consoles de jeu, téléphones ou fours à micro-ondes, puissent un jour rejoindre ce réseau. La limite de 4,2 milliards d'adresses v4 disponibles semblait ne jamais devoir en être une. Plus tard, en pleine révolution de la micro-informatique et alors que l'internet commercial décollait à la verticale, on s'inquiétait que cette croissance bute rapidement sur la raréfaction des adresses. Sans compter les insuffisances congénitales de IPv4 pour garantir la sécurité, un débit minimum ou une latence maximum et des communications mobiles - toutes choses nécessaires aux nouveaux usages populaires du réseau - et surmontées au prix de l'empilement de solutions chères, inélégantes ou les deux. IPv6, conçu par de brillants esprits, à la lumière de l'expérience, serait la réponse définitive. Un nombre d'adresse invraisemblable, comparable à la masse du soleil exprimée en miligrammes, multiplié par cent, et un robuste mécanisme d'extension viendrait à bout de tous les défis posés par l'imagination humaine. C'était l'avenir.

Je n'ai pas résisté à la tentation de le refaire, une dernière fois. Parce que c'est bien fini. Depuis le 3 février, c'est officiel, l'IANA, la maison mère, n'a plus d'adresse v4 en stock. Les registres régionaux (RIPE-NCC, LACNIC, AFRINIC, ARIN, APNIC) ont encore des réserves, sauf pour l'APNIC, en charge de la zone Asie Pacifique, qui a commencé à rationner les fournisseurs d'accès et les entreprises et les pousse à passer à IPv6. D'après l'AFNIC, l'association en charge du domaine .fr, il reste un an d'adresse IPv4 en Europe, selon un communiqué récent.

Le passage à IPv6 est encore devant nous et on est dans le mur. Pourquoi ? Entre une machine uniquement v4 et une autre uniquement v6, la communication est impossible. Le plan original tablait sur une transition progressive, avec très vite des machines pourvues d'une double pile (adresse v4 + v6), faisant le pont entre les deux mondes. Avant que le stock d'adresses v4 soit vide, tout le monde devrait être sur v6. Mais ça n'a pas marché comme ça. Des initiatives pour adapter OS, logiciels et matériels, existent depuis plus de dix ans. Mais l'adoption du protocole par les fournisseurs de services (dont les FAI) est récente et timide. L'explication que j'ai entendue souvent au cours de mes enquêtes est "il n'y a pas assez de demande". La pénurie pourrait bien changer ce point.

À présent, on va avoir des îles IPv6 face à un continent 100% IPv4. Des solutions de traduction sont élaborées. Mais ça risque d'être cher, inélégant ou les deux.

Une enquête publiée dans PC Expert sur l'avancement de la transition, novembre 2008:
lien

samedi 7 mai 2011

Ubuntu Classic vs Unity

Unity est la nouvelle interface par défaut de Ubuntu. Elle est apparue d'abord sur la version "Netbooks" de Ubuntu, destinée aux mini portables, machines low-cost que l'on achète préparé à quelques concessions sur l'agrément d'utilisation. Après deux mois d'utilisation sur un ordinateur à tout faire, ses limites m'apparaissent plus clairement.

Critique de Unity

Le dock situé à gauche de l'écran s'efface dès que le pointeur ne le survole plus et ce comportement n'est pas réglable. Quand on place la souris sur le bord gauche de l'écran, il s'écoule peut-être une demi-seconde avant que le dock surgisse. Pour un lanceur d'application, c'est parfait. On ne démarre pas dix fois un programme dans une session. En revanche, pour basculer d'une application ouverte à l'autre, opération plus fréquente, on perd du temps à chaque fois. En plus du délai d'apparition, ce dock caché rend impossible la "visée", le fait de diriger le pointeur au plus court vers l'application que l'on veut amener à l'avant-plan. Impossible aussi de vérifier quelles applications sont en cours d'exécution d'un coup d'oeil, sans manipuler la souris.

Ce qui est justifié sur l'écran pourri d'un mini portable ne fait pas nécessairement une bonne solution dans d'autres cas d'utilisation.

J'ai apprécié le placement des menus d'application dans une barre commune en haut de l'écran. Ça réduit le nombre total de barres horizontales affichées et économise pas mal d'espace. Le principe est le même dans l'interface du Macintosh depuis l'origine et je le trouve toujours pertinent. Mais dans Unity, les entrées des menus ne s'affichent que si le pointeur survole la barre située en haut de l'écran, lorsque la fenêtre est maximisée. La critique est la même que pour le dock. On ne peut pas repérer les entrées de menus sans manipuler la souris. Ça nuit à la représentation mentale que l'on se fais de l'interface et par conséquent à la navigation.

Un autre regret est l'abandon du menu système de Gnome 2, qui donne un accès rapide aux emplacements du système de fichier. Unity oblige à passer par le dock (bof), ouvrir le navigateur de fichiers Nautilus et enfin sélectionner le répertoire voulu (rebof).

Comment corriger ces défauts ? Voilà mes astuces pour améliorer l'interface du client Ubuntu.

Classic, le retour

Sur l'écran de connexion, après avoir sélectionné l'utilisateur, j'ai changé le type de session en Classic au lieu de Unity. On revient donc à l'interface Gnome 2.

Dans le tableau de bord supérieur (la barre horizontale en haut de l'écran), j'ai conservé telle quelle la barre des menus (à gauche) car elle comporte des raccourcis vers les répertoires importants (Vidéos, Musique...), les volumes disponibles (partition Windows, clé USB...) et les volumes en réseau. Au milieu de cette barre, le grand espace vide me semblait fait pour accueillir la nouvelle appliquette AppMenu (Applet indicateur pour les menus d'applications). Là, les menus sont permanents ! Il faut vérifier qu'une application avec de nombreux menus puisse tout afficher. Au besoin, on réduit la taille des polices d'application dans les préférences de l'apparence du système. On peut aussi remplacer les trois menus système (Application, Raccourcis, Système) par le menu général Gnome qui les intègre sous une forme hiérarchique, moins pratique mais plus compacte. Rappellons qu'on supprime une appliquette avec la commande Enlever du tableau de bord du menu clic droit sur celle-ci et que l'on ajoute une appliquette avec Ajouter au tableau de bord du menu clic droit sur un emplacement vide de celui-ci. Enfin, à droite du tableau de bord, j'ai placé quelques indicateurs (réseau, son, horloge) et un menu pour amener une fenêtre ouverte à l'avant plan. Cette disposition prend très peu de place et affiche l'information essentielle à un moment donné. Je me suis rendu compte après coup qu'elle ressemblait beaucoup à Mac OS Classic. Voilà comment on se découvre conservateur (non, pas réac' !).

Pour compléter le dispositif, un tableau de bord (c'est le terme en usage sous Linux pour désigner une barre ou un ruban d'outils sur le bureau) contenant des raccourcis vers les applications les plus souvent employées sera peut-être utile. Mais si on organise bien le menu des applications (clic droit sur le menu, puis : éditer les menus) il ne le sera pas.

Un dernier raffinement porte sur la barre de titre. Les trois boutons groupés, à droite (Windows) ou à gauche (Mac OS X), pour minimiser, agrandir ou fermer la fenêtre, incitent à l'erreur, surtout s'ils sont de la même couleur et très rapprochés, comme avec certains thèmes. La solution NeXT, un bouton à droite pour fermer, un à gauche pour minimiser et un double clic sur la barre pour replier la fenêtre, était assez élégante. Mais l'agrandissement passait par un menu clic droit sur la barre, pas idéal.

Avec Ubuntu, on peut placer les boutons où l'on veut. Dans un terminal, on tape gconf-editor, puis Entrée. Dans l'arborescence (panneau gauche), on déplie Apps, puis Metacity et on sélectionne General puis, dans le panneau central, Button Layout. D'un double-clic, on entre en mode éditeur. J'ai écrit "close:maximize", ce qui correspond à un bouton de fermeture à gauche de la barre et d'agrandissement à droite. Tant qu'on est dans Gconf-editor, on choisit les icônes présentes sur le bureau. Sans tableau de bord inférieur, on ne dispose plus de l'appliquette de la corbeille. Pour l'avoir sur le bureau, il faut déplier Apps puis Nautilus, cliquer sur Desktop, puis cocher la case Trash_icon_visible dans le panneau central de la fenêtre.

Pour minimiser une fenêtre, opération très courante pour dégager la vue sur un bureau encombré, j'ai pensé qu'un double-clic sur la barre serait plus rapide que d'atteindre un petit bouton avec le pointeur. Pour ce réglage très simple, on va dans le menu Système, Préférences, Fenêtres. Un menu propose plusieurs actions, dont la réduction.



Une fois arrangé, le bureau Gnome présente une seule différence avec le System 7 du Macintosh: le menu de gauche bascule entre les fenêtres ouvertes et non pas entre les applications.

lundi 18 avril 2011

Quelques semaines avec Unity

Unity, une interface radicalement nouvelle pour Ubuntu Linux, encore plus simple.

Unity est la nouvelle interface installée par défaut sur les systèmes Ubuntu Linux à partir de la 11.04 qui sort à la fin de ce mois d’avril. Ce choix de Unity par Canonical, l’éditeur de Ubuntu, s’est fait au détriment de Gnome-Shell, l’interface développée par le projet Gnome pour la version 3.0 de cet environnement graphique. Pour justifier ce choix, des considérations techniques de compatibilité ont été avancées. Il y a peut-être aussi une volonté de ne pas se laisser dicter l’avenir de Ubuntu par les organisations à l’origine des composants d’une distribution Linux. Un cas frappant est le choix planifié de Wayland, alternative légère à X-Window, le système graphique superbe et sophistiqué hérité des années 1980. Canonical se donne ainsi une image de rénovateur, voire de révolutionnaire, prompt à introduire des technologies de rupture sur lesquelles il aurait la main. La stratégie dessinée consiste à simplifier GNU/Linux pour le sortir de son ghetto de geeks et toucher davantage de gens. Pour réussir ce pari, alors que le PC verrouillé sur Windows semble hors de portée, Canonical vise tous les appareils mobiles, téléphones et tablettes. Unity emprunte certains aspects aux interface des uns et des autres et Ubuntu s’installe d’office avec les composants nécessaires aux écrans tactiles (uTouch, Ginn…). Je ne vois pas là un hasard.

Unity est conçu à l’origine pour les petits PC portables avec des diagonales d’écran de 12 pouces et moins. Il est sensé s’adapter à des écrans plus confortables. Je n’ai pas eu ce loisir puisque mon écran est un vieux catho de 15 pouces, en 1024x768. J’ai installé la bêta de Ubuntu 11.04, par la mise à jour de la 10.10. Le bureau de cette dernière (Gnome 2.0) avait le défaut de gaspiller l’espace utile, en empilant un grand nombre d’éléments redondants dans le sens vertical, alors que les écrans sont plus larges que hauts.

Gnome 2.0 présentait deux fins panneaux, en haut et en bas. En haut, trois menus pour le lancement d’applications, l’accès rapide vers des emplacements (réseau ou répertoires) et les réglages, séparés en Préférences et Système. Et mis à part l’horloge-calendrier, divers indicateurs (messages, réseau) et un menu pour éteindre et redémarrer, l’espace de ce panneau est sous employé. En bas de l’écran, un autre panneau très similaire à la barre des tâches de Windows (95 à Vista), avec des boutons correspondant aux fenêtres ouvertes, presque vide la plupart du temps, archi-bourré de temps à autres. Enfin, les fenêtres d’applications comportent pas moins de quatre bandeaux horizontaux, la barre de titre avec ses trois boutons (min,max,close), une barre pour les menus et deux autres pour les icônes. Ça fait du monde.

Place nette.

Unity casse tout ça en fusionnant les fonctions. Un panneau vertical court sur la gauche de l’écran. Il sert à la fois de lanceur de programme et de sélecteur de fenêtre ouverte. Si on veut basculer sur une application avec plus d’une fenêtre ouverte, celles-ci sont exposées en miniature à la surface du bureau avec un bel effet 3D. Ce gros panneau s’éclipse dès qu’une fenêtre est maximisée et si la souris s’en est éloignée. En haut de l’écran, un fin panneau horizontal contient les indicateurs habituels à droite et un bouton Ubuntu à gauche qui est un raccourci vers les applications et les fichiers. Ce panneau supérieur remplace la barre des menus de la fenêtre active. Lorsque le pointeur le survole, les têtes de menus apparaissent et remplacent le titre de la fenêtre active. Il remplace aussi la barre de titre lorsqu’une fenêtre est agrandie, accueillant alors le titre et les trois boutons.



Le pour et le contre.

Sur un écran 15 pouces, l’espace gagné accroît le confort d’utilisation des applications, qui peuvent occuper tout l’écran. L’attention est moins distraite par divers éléments étrangers à la tâche en cours. Ce n’est pas parce qu’un ordinateur est multitâche qu’un humain est réellement capable d’effectuer plusieurs choses à la fois correctement. Tout n’est pas idéal cependant. Les têtes des menus de l’application active sont visibles seulement lorsque le pointeur survole le panneau supérieur, ce qui interdit de les explorer du seul regard. Il faut y aller avec la souris. Le titre de la fenêtre aurait pu trouver sa place dans l’espace perdu des barres d’outils ou en surimpression transparente. Ensuite, je trouve regrettable l’impossibilité de régler le comportement et la taille du panneau de gauche. Un panneau visible en permanence donne à voir les applications en cours et guide la bascule de l’une vers l’autre. Pourquoi en être privé lorsqu’on maximise une fenêtre d’application ? Sur mon petit écran, je maximise toutes les applications. Changer sans arrêt de programme n’est pas très efficace, ce n’est pas une raison pour limiter l’outil de bascule. On dirait là encore que la logique prévalant sur un PC est délaissée au profit de l’utilisation typique d’un téléphone ou d’une tablette avec multitâche limité.




Unity va changer certaines habitudes. Avec Gnome 2, l’accès à un emplacement du système de fichiers passait par un menu de raccourcis. Là, on clique sur l’icône de recherche de fichiers dans le panneau vertical. Apparaissent sur fond noir, les dossiers favoris, les fichiers récents et les téléchargements. Je ne comprends pas pourquoi cet outil est distinct du gestionnaire de fichier Nautilus. Ce dernier est-il promis à l’enfer par Canonical ?

Calquée sur le même patron que l’explorateur de fichiers, la recherche d’applications est moins réussie. Elle présente les programmes fréquemment utilisés, quelques applications installées et d’autres disponibles en téléchargement. On peut explorer l’ensemble des programmes installés mais sans notion de catégorie, la lecture de la liste est assez pénible. Les grosses icônes de ce fureteur se glissent dans le panneau et deviennent autant de raccourcis pour lancer le programme. Mais le panneau se rempli vite d’autant qu’il n’est pas possible de varier sa taille ni celle des icônes. Bon, là, je me répète.

La moindre latitude données à l’utilisateur de personnaliser son interface ennuiera le geek qui projette son ego sur sa machine. Le grand débutant, celui qui découvre l’informatique (il en reste), devrait en profiter. J’ai constaté que les anciens utilisateurs de Windows trouvent rapidement leurs marques avec Gnome 2 tandis que les nouveaux venus à l’informatique sont constamment déroutés par la multiplicité des menus contextuels et l’empilement des barres d’outils. Une interface débarrassée de ce qui ne sert pas à l’instant T bénéficiera à tout le monde… Jusqu’à un certain point.

jeudi 14 avril 2011

Complément d’enquête ou auxiliaire de justice ?

Six jours après la diffusion sur France 2 de Complément d’enquête du 28 février 2011, un des témoin intervenant dans l’émission est arrêté par la police. Il s’agit de «Karl», un pirate informatique qui avait dérobé des documents sur des sites de l’industriel Thales (ex-Thomson, société française d’armements) et faisait prospérer un commerce de cartes bancaires volées dans des systèmes informatiques d’hôtels et de commerces de luxe.

D’après le site d’information Zataz.com (http://www.zataz.com/news/21145/prison--hacker--hacktiviste.html), les journalistes ont aidés, involontairement sans doute, à cette arrestation. Sur l’écran du cracker filmé par l’équipe de tournage, un pseudo non effacé au montage aurait guidé les enquêteurs de la police. La version archivée sur le site de France 2 (http://www.dailymotion.com/video/xhcau7_internet-wikileaks-transparence-complement-d-enquete-2-5_news) ne comporte pas cette séquence mais cette fuite de pseudo est vraisemblabme. Dans le reste du reportage, on peut relever d’autres indices comme des lieux reconnaissables (un restaurant dans la tour Montparnasse), les logiciels utilisés, certains bouts de codes et même un mot de passe filmés à l’écran du pirate. À un moment, un autre pirate vérifie sur le site www.mon-ip.com que son adresse IP a bien été modifiée et on voit les deux premiers octets de l’adresse, la date et l’heure. Pris isolément, ces fragments ne servent à rien mais recoupés avec d’autres indices collectés du côté des serveurs attaqués (l’heure aide beaucoup ici), ils peuvent faire avancer une enquête policière.

On peut s’interroger sur les motivations troubles et l’hallucinante naïveté de Karl qui se vante de s’attaquer aux monstres froids avec des moyens dérisoires. Ensuite, cette triste histoire révèle la persistance d’idées fausses vis à vis des journalistes. D’après Zataz, Karl aurait trouvé le reportage injuste à son égard, en coupant certains passages qu’il jugeait importants. Il va l’apprendre à ses dépens, on ne maîtrise pas ce qu’un journaliste fait d’une interview qu’on lui accorde. Cette autonomie du journaliste est nécessaire à une démocratie et doit être acceptée même si ce n’est pas toujours facile d’accorder sa confiance.

De l'autre côté, il faut essayer de se montrer digne de cette confiance. Je trouve les confrères un peu légers sur la protection des sources et ils n’ont pas rendu un grand service à ceux qui voudraient approfondir ce sujet. Dans certains milieux, ce genre d'affaire médiatique est à même de déconsidérer toute la profession. Bon, d'accord elle l'est déjà mais c'est pas une raison pour en rajouter. Un conseil technique un peu pointu au moment du montage n’aurait pas été du luxe. Dans l’intérêt du droit à l’information, il faut protéger les sources, même contre leurs propres inconséquences.

mardi 22 mars 2011

Nikon Primes : the 24mm f/2.8 AF

I've used this lens extensively in the past 20 years. It was permanently fitted on my FM2 when I was a photo reporter for a local newspaper. A wide angle like this one is very useful in many situations where you need to show all in one frame while you're involved in an interview, very close of what's happening. Like school teachers on strike surrounded by scores of yelling children, or people complaining about the poor condition of the small flat they rent.

At 2.8, it's relatively fast and still very comparable in size with the 50mm 1.8. Zooms that fast are quite chunky and heavy. And expensive as well. A prime is a different way of the zoom. Because you have to choose a focal length and stick to it for a while, it forces you to think beforehand about your point of view, what you mean to say about particular situations or people. It's like when you write an article, you need to choose an angle. A wide-angle means being close to the subject. A zoom is a more technical choice. Or is it laziness ?

So, how does that 24mm behave ? At full aperture, the image is not really at its best. Tiny details look a bit fuzzy but the situation doesn't worsen on the edges and the good contrast gives a general impression of a rather good image. Actually, it compares to the 50mm AIS at 2.8, which is not bad.

At f/4, the center gets better, with new details visible, sharper letters on the sticker and the map. But the edges are still in the mist.

At 5.6, the center is the sharpest this lens can give, almost on par with the 60mm at the same aperture. The edges are getting better, but still a bit soft.

At F/8, the image quality is high and rather even on the whole field.

I a nutshell, this lens gives a good image quality, is perfectly usable at full aperture but is no as appealing when you look at the edges.

If you rule out zooms, like I do, what other choice do you have ? Well, the 24mm 1.4 AF-S looks awesome. Extra fast, superb image quality (as far as I can say from reviews here and there), but it won't work properly on my FM2 (G is bad), and costs about 2000 €, about six times the price of the Nikkor 24mm f/2.8 AF. Not as dear as the 1.4, the Zeiss Distagon 25 mm f/2.8 with a ZF2 mount has merits and may be worth consideration.

Click on the images to see them full size.
24mm Center f/2.8 (full aperture)
Nikon Nikkor 24 mm f/2.8 test

24mm Center F/5.6
Nikon Nikkor 24 mm f/2.8 test

24mm edge f/2.8
Nikon Nikkor 24 mm f/2.8 test

24mm edge f/5.6
Nikon Nikkor 24 mm f/2.8 test

You may read my review about the 35mm AIS, to compare with an other wide angle:
35mm

And the 60mm f/2.8 to know about the test setup.
60mm

The 50 mm is often considered as the normal prime, with good reasons actually:
50mm

samedi 12 mars 2011

Héron à Paris

Les animaux sauvage à Paris ne sont pas très farouches. Ce héron vient assez souvent pêcher dans les bassins du Jardin des Plantes de Paris, sous l'oeil des passants. On trouve aussi des poules d'eau qui nichent à proximité.


lundi 7 mars 2011

Oiseaux de Paris

Paris n'est pas réputé pour sa faune sauvage. Peut-être à tort.
Le merle est pris au 300mm, à 20 mètres environ. Les canards au 24mm, à moins d'un mètre. L'image est recadrée.





dimanche 27 février 2011

Nikon primes : 35mm f/2

35mm may be the most interesting focal length for a prime. On an APS-C sensor, they are equivalent to a "normal" 50mm. On a full frame 24×36, they give a really nice perspective from within the action, near the people and a view of the larger scene at the same time. My preferred. At the moment, Nikon makes a 35mm 1.8 but it doesn't cover a full-frame or a film. The 35 mm 1.4G does, but this pretty large ultra-fast lens punches a 2000 € hole in your bank account. And both are G's devoid of an aperture ring. No way here to set the aperture on a F4 or FM/2/3a camera.
Why not a wide-angle zoom, then ? There are for sure plenty of them giving outstanding image quality. Yeah, but the affordable ones have too small an aperture. And the faster ones would cost me an arm.
So, i already know that i'll keep my 35mm F/2, because i need it work on a D3100 and a FM2. But how does it behave ?

The lens reviewed here is an AIS, manual focus. It's said to be optically inferior to the 35mm f/2 AF-D (see review on www.kenrockwell.com/nikon/35af.htm). Let's see by ourselves (clic on the pictures to enlarge).





At f/2, the definition is already good in a large centered spot. If small details are clearly defined, the general contrast is spoiled by a slight haze. On the edges, at 100% crop, the image is seriously blurred, and the small letters are unreadable.

At night, very bright spots display a halo, the coma flare. I was able to shoot some very nice images with this 35mm in such low light conditions, although they may not have been technically correct.

At f2.8, central definition and general contrast are getting better. On the edges, the trend is the same, but it doesn't catch up. The quality is still poor.






At f/4, the centre image is precise and neat and the edges still lagging far behind.

At 5.6, is this is it? Not quite. The image is chiseled in its centre, the edges are not too bad, but not really good either.

At f/8, at last, the image is evenly sharp.




I bought this lens used twenty years ago and still use it today. It is beautifully crafted, all glass and metal, etc. I knew there was softness with the diaphragm wide open. It was obvious on prints 30×20 cm or larger. The pixel gazing trial shows the extent of the issue and is rather disheartening. The yield of this 35mm is not accurate in the whole field unless you stop down the aperture to f/8. Nevertheless, i have to say, i shot my best pictures with this very lens. With an average resolution film, like the HP5 Plus, it was just fine. But with a modern digital sensor, like this 14 million pixels in a 24×16 pack, the old design shows all its cracks. Not that all old lenses are passe. My 50mm 1.8 AIS passed the same test with flying colors.

If you plan to buy a 35mm, well that's a brilliant idea! But you should avoid this one. The AF-S 1.8G seems a good choice, but limited to DX cameras. The extra stop of the 1.4G should appeal to pros only, whose needs are worth fifteen times the price of the 1.8. Personally, I'd go for the lightweight and inexpensive Nikkor AF-D at f/2. But for now, I keep my old "special effects" lens and try to do with its shortcomings.

vendredi 25 février 2011

Nikon primes : the 50mm 1.8 AIS

This lens has long been the standard fitted on every moderately priced SLR until the cheap zooms came in the picture in the 1980's. I'm not sure this is a boon for the amateur who doesn't need many focal length in a very compact set. While zooms are the best answer to this specific need, they loose in many other respects. The design of a 10x zoom weighting around 400 grams and cheaper than 300 € assume some compromise. Modern ones with aspheric and high refraction index lenses can display very good sharpness throughout the focal range but they are usually not as good on distortion and vignetting. More troublesome is their aperture restrained at about 5.6 at 50 mm. This makes them a second choice for portrait, where shallow depth of field is necessary to isolate a subject from a distracting or ugly background or make nice bokeh (out of focus blur) effects. And at f/5.6, the lens let pass through less than a tenth the light it would do at f/1.8. A brute fact that shouldn't be overlooked. Where 640 ISO would do with a normal prime, you'd need to pump the settings up to 6400 with the zoom, a level where many sensors show a huge amount of digital noise.
The 50mm AIS is essentially the same as the current AF model. Same internal layout, weight about 130 grams and around 100 € used. As a AIS, it commands a manual focus. On an entry-level DSLR like the 3100, it hasn't got the light metering. Some tries and errors or an independant light meter may be useful. The AF model hasn't this limitation.

Now, has it got defects that spoil these nice features ?

At 1.8, at the center, the smallest details are still distinct but not well detached from the background, due to the lack of general contrast. On the edge, the names printed on the map, while readable, seem to be covered by a slight haze. The ability to render small details is here, but subtle shades may be lost, especially in the edges or corners. At 2.8, contrast makes a leap ahead, with a better rendering of shades, and the yellowish haze has vanished. One stop further makes it better and at 5.6 the lens is at its peak, showing sharpness and contrast across the frame. The colored artifacts in the small letters make me think it exceeds the resolution of the sensor.

How to use it at best ?

Obviously, the 50 1.8 is not a its best at full aperture or f/2 where it displays a pretty low contrast. It's not the ideal setting to shoot at maps or other very detailed flat objects. In such case, and if light is low, try to stick to f/2.8 and slow down the shutter or add some ISO. Full aperture won't be much of a concern though for portraits where most of the frame is out of focus and the main subject near the center. In this case, where shallow depth of field is key, you can try first to get near the subject, at f/2.8. A shorter distance will be more effective to reduce depth of field than a larger aperture. Scenes in low light conditions require extra caution with f/1.8. Bright lights against a dark background show a visible halo pointing outwards the image, the infamous coma. This optical defect, common to most fast lenses devoid of aspheric element, is strongly reduced from 2.8 and onwards. If you can't avoid f/1.8, well that's life. Don't expect to make huge prints out of it. I guess an A5 would be fair enough though.

I hope this test will help people use this lens at its best and avoid the rare pitfalls. Every lens has its own lot of defects and those without optical ones are usually heavy and horribly expensive. This one is lightweight, very cheap and gives from 2.8 outstanding images, on par with the micro-Nikkor 60 2.8 AF.


















jeudi 24 février 2011

Nikon primes match: the 60mm 2.8 AF

Whether it's the need to be reassured on one's own choice or the mere curiosity about what makes a good lens, reviews about SLR lenses flourish on the web and seem to draw much interest and endless debates. The problem with these reviews is the lack of a universal yardstick that could be understood by anybody without a degree in applied physics. I'm not really fond of these links to a 15 pages PDF file where MTF, lpmm, LW/PH are supposed to be fully explained. In the analog era, when 24×36 TMax or TP 2415 were the standard for high definition films, the problem was somewhat simpler. But with the advent of digital sensors it's an other story. How can you compare a lens tested on a D3 with an other mounted on a D3x with 12 M more pixels ? Or a DX (APS-C) versus a FX (nikon parlance for Full-Frame format) ? Well you may, if you read that bloody PDF.
An other option is to sieve bits of truth in the fierce debates between those who advocate the Nikkor 50mm 1.2 AIS as a stunningly sharp lens and others who say they prefer use a blur filter than shelling out 300 € for a used special effect lens.
My choice is the third option : taking pictures in a very similar situation and look at minute details. Some call it the pixel peeper way. In French, it's fly fucking.
Anyway, my attempt here will appeal to your subjectivity, and to your good sense. The match is between Nikon primes, amongst which the 24mm f2.8 AF, 35mm f2 AIS, 50mm f1.8 AIS or micro-Nikkor 60 f2.8 AF. With each of them I shot a still life with fine details and the same (or about) magnification. This means that a given subject should have the same size on the sensor whatever the focal length is. The result is judged with the naked eye, on 100% crops. The objects are put in line on a shelf, their respective distance to the camera may vary by a centimeter and light may change. The camera, a Nikon D3100 shooting RAW at 100 ISO, didn't.
Despite my lack of scientific ambition, I have to admit the setup of such a confrontation is quite tricky. Even with a heavy tripod the perfect focus was hard to achieve. Many attempts were needed, it took days, hence the slight changes of subject and light.

I started with the 60 mm. At full aperture, the tiny characters on the center (DX sensor) are quite readable. On the edge (not the corners), the small letters are not so. At 5.6, the center is even better and the edge just slightly behind.

The film pack is situated somewhere in between the very center and the edge. Click to enlarge and see by yourself.










This kind of lens designed for close-up photos or reproduction of flat subjects are supposed to render details and contrasts with high fidelity. Well it seems to be true on the edges provided you stop down the aperture to 5.6 and below.

Now let's compare with an other lens, the 50 mm 1.8 AIS.
(to be continued)
here:
http://mentrek.blogspot.com/2011/02/nikon-primes-50mm-18-ais.html

lundi 14 février 2011

Matin sur Gassendi (La Lune, vue au télé)


Vue de Paris, la Lune. Prise avec un 300mm doublé (équivalent à 900mm en 24×36) au 1/80 sec, 100 ISO. C'est pas très net mais on voit bien les grands cratères (Tycho, Copernic) et, située entre les deux à l'ouest, la Mer des Humeurs où c'est le matin. C'est un cratère d'impact, bordé au nord par le cratère Gassendi, dont on perçoit le pic central.

dimanche 13 février 2011

Nouvel an chinois

Dans le 13 ème parisien, après les pluie, les lampions, les vitrines et les néons criards diffusent d'étranges couleurs.

Pour rendre les beaux dégradés sur l'asphalte, le capteur est limité à 400 ISO. À main levée, le temps de pose est de 1/25 ème de seconde environ, avec un 35 mm ouvert à f/2. À quoi servent les focales fixes ? À ça.

La mesure de lumière du Nikon 3100 ne fonctionne pas avec les objectifs AIS, elle est estimée à l'oeil. Le choix était de saturer les tons moyens, quitte à laisser une grande part de l'image dans la pénombre. Le capteur a une belle latitude d'exposition. Dans le fichier RAW, on trouvait assez d'information pour rendre une ambiance à la Nighthawks.





mercredi 1 décembre 2010

Wikileaks, un intermédiaire technique et juridique pour la presse

Le risque de renseigner la presse est d'autant plus élevé que les journalistes ne maîtrisent pas les technologies de protection contre les écoutes illégales (cf affaire Betencourt/Karachi). En travaillant avec les journaux établis, Wikileaks prend le rôle d'intermédiaire, endossant les aspects techniques et juridiques pour sécuriser les communications entre les sources et la presse. Là, on s'éloigne de l'idéologie de départ ("l'agence de renseignement du peuple") pour quelque chose de réalisable et d'intéressant.